L’UE débloque 3,7 millions d'euros pour des travailleurs licenciés en Autriche et en Belgique.
Dans le cadre des vagues de licenciements touchant l’entreprise de décoration d’intérieur Casa et le constructeur de motocycles KTM, la Commission européenne a proposé de mobiliser 1,9 million d’euros du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation en faveur des travailleurs licenciés (FEM). Cette enveloppe vise à soutenir 836 travailleurs belges et autrichiens affectés par ces restructurations.
Depuis mars 2025, l’entreprise Casa a été déclarée en faillite en Belgique, entraînant la perte d’emploi de 416 travailleurs. Les fonds débloqués au titre du FEM permettront à ces personnes d’acquérir de nouvelles compétences et de réintégrer plus rapidement le marché du travail, grâce au financement de mesures telles que des événements de recherche d’emploi, des services d’orientation professionnelle et des formations qualifiantes.
Le coût total estimé de ces actions s’élève à 2,3 millions d’euros, dont 85 % (1,9 million d’euros) seront financés par la Commission européenne et 15 % (338 247 euros) par les autorités flamandes de l’emploi. Les autorités belges avaient d’ailleurs commencé à apporter leur soutien dès mars 2025, peu après la déclaration de faillite. Le FEM peut couvrir rétroactivement ces dépenses.
Parallèlement, le constructeur de motos KTM a connu une forte baisse de ses ventes en 2024. Les pénuries persistantes de fournitures et de pièces ont contraint l’entreprise à interrompre sa production en avril 2025.
Les mesures financées par le FEM permettront ainsi d’accompagner les 420 travailleurs autrichiens licenciés dans leur retour à l’emploi, selon des dispositifs similaires à ceux mis en place pour les travailleurs belges. Le coût total de ces mesures est estimé à 3 millions d’euros, dont 60 % (1,8 million d’euros) seront pris en charge par la Commission européenne et 40 % (1,2 million d’euros) par le service public autrichien de l’emploi. Là encore, les aides déployées en amont par les autorités nationales pourront être couvertes rétroactivement par le FEM.
Désormais, pour que ces mesures puissent être effectivement mises en œuvre, le projet devra être approuvé par le Parlement européen à la majorité simple, ainsi que par le Conseil des ministres à la majorité qualifiée.
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