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ACCUEIL » POLITIQUES ET PRIORITÉS DE L'UNION EUROPÉENNE

POLITIQUES ET Priorités DE L'UNION EUROPÉENNE

À la suite des élections européennes de mai 2019, l'Union européenne a défini un ensemble de priorités qui guideront son programme politique jusqu'en 2024. Ces priorités ont pour objectif de relever les principaux défis auxquels l'UE et ses citoyens sont confrontés.

Elles résultent d'un dialogue entre les dirigeants de l'UE, les ministres des Etats membres, les institutions européennes et les groupes politiques élus au Parlement européen. La Commission européenne s'appuie sur ces discussions pour établir les priorités politiques de l’UE en amont du début de son mandat quinquennal.

La Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a fixé six priorités. Ces priorités résultent du programme stratégique du Conseil de l’UE et des discussions avec les groupes politiques au Parlement européen.

PACTE VERT

Le Pacte Vert européen est la feuille de route environnementale de la Commission. Officiellement présenté par Ursula von der Leyen en décembre 2019 comme “la nouvelle stratégie de croissance l’UE” visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre “tout en créant des emplois et en améliorant notre qualité de vie”, le Pacte Vert est la priorité numéro un de son mandat (2019-2024). Il est le cadre de toutes les législations proposées depuis 2020. 

POURQUOI AVOIR PROPOSÉ LE PACTE VERT ? 

Plusieurs raisons ont amené Ursula von der Leyen à proposer le Pacte Vert.

Tout d’abord, l’Union européenne et ses vingt-sept Etats membres sont signataires de plusieurs accords internationaux comme la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le protocole de Kyoto de 1997 ou encore l’accord de Paris signé en 2015 lors de la COP21. L’ensemble des politiques adoptées dans le cadre du Pacte Vert ont donc pour ambition de respecter les engagements de l’UE, notamment le fait de limiter le réchauffement planétaire à moins de 2°C, engagement pris dans l’accord de Paris.

De plus, lors des élections européennes de 2019, les partis écologistes ont gagné un grand nombre de sièges ce qui incita la Commission européenne à prendre en compte ce changement dans sa politique.

Enfin, les nombreux rapports des scientifiques du Groupe Intergouvernemental sur le climat (GIEC) alertent sur la nécessité d’agir pour lutter contre le changement climatique. Les statistiques sur le climat réalisées par l’Agence européenne de l’environnement présentent également un constat alarmant.

Quels sont les objectifs du Pacte Vert ?

L’objectif principal du Pacte Vert est que l’Europe atteigne la neutralité climatique à l’horizon 2050. La neutralité carbone signifie qu’il existe un équilibre entre la quantité de CO₂ émise dans l'atmosphère et la quantité de CO₂ absorbée. C’est pourquoi, il s’agit à la fois de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre mais aussi d'accroître les capacités d'absorption du carbone par les forêts, les sols ou les océans.

Pour atteindre ces objectifs, l’Union européenne a également fixé une cible intermédiaire de réduction des gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030 par rapport à 1990.

Le graphique ci-contre illustre les différents éléments du pacte vert :

schéma un pacte vert pour l'europe

Quelles mesures sont mises en place ?

La première déclinaison du Pacte Vert est l’adoption du paquet législatif Fit for 55 en juillet 2021. Il comprend 13 lois révisées et 6 propositions de lois sur le climat et l’énergie. Ajustement à l’objectif 55% prévoit notamment un objectif de 40 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale de l’UE en 2030 et vise à une amélioration de l’efficacité énergétique de 9 % d’ici à 2030, par rapport à 2020.

La loi européenne sur le climat, autre texte majeur du Pacte Vert, fait de l'objectif de neutralité climatique une obligation juridique pour l’Europe.

En juin 2021, les ministres de l’environnement des Etats membres ont également adopté une nouvelle Stratégie pour l’adaptation au changement climatique.

Dans le cadre du Pacte Vert, l’UE compte sur l’industrie européenne pour catalyser et accélérer le changement, l’innovation et la croissance. En 2020, la Stratégie industrielle pour l’Europe a été adoptée afin de renforcer la résilience et de favoriser la compétitivité des entreprises de l’Union européenne. Elle a été mise à jour en 2021 suite à la crise sanitaire.

En mars 2020, la Commission européenne a également présenté un plan d’action en faveur de l’économie circulaire pour concevoir des produits durables, accroître la circularité dans le processus de production et enfin, donner davantage de choix aux consommateurs.

Afin de transformer le système énergétique européen, la Stratégie pour l’intégration des systèmes énergétiques a été publiée en 2020. Elle a pour objectif d’avoir une utilisation plus efficace et circulaire des ressources. La Stratégie pour l'hydrogène quant à elle, fixe des objectifs en matière d’hydrogène renouvelable.

Par ailleurs, la Commission européenne fait également des propositions pour redonner sa place à la biodiversité dans l’Union européenne. En effet, pour atteindre l’objectif de neutralité climatique, il est nécessaire d’augmenter la capacité des puits de carbone, réservoirs naturels ou artificiels absorbant et stockant le CO₂ dans l’atmosphère. C’est pourquoi le Pacte Vert prévoit de restaurer les forêts, sols et zones humides.

D’autre part, la Stratégie de la ferme à la table (ou Farm to Fork) vise à garantir une alimentation suffisante, avoir une production alimentaire durable et promouvoir des régimes alimentaires sains.

Enfin, la Stratégie vague de rénovation adoptée en octobre 2020 ambitionne de doubler le taux de rénovation des bâtiments dans les dix prochaines années.

Des soutiens financiers pour une transition juste

Atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 ne sera pas aisé, en particulier pour certaines régions ou pour certains pays de l’Union européenne qui sont dépendants des combustibles fossiles ou ont des industries à forte intensité carbone. C’est pourquoi, l’Union européenne a mis en place un mécanisme pour une transition juste afin de soutenir financièrement et techniquement certaines régions. À ce titre, entre 65 et 75 milliards d’euros seront mobilisés entre 2021 et 2027.

Le mécanisme repose sur trois piliers:

  • le Fonds pour une transition juste,
  • un dispositif spécifique dans le cadre du programme InvestEU,
  • une facilité de prêt au secteur public accordée par la Banque européenne d’investissement (BEI) pour mobiliser des investissements supplémentaires dans les régions concernées.

Le Fonds pour une transition juste est le premier pilier de ce mécanisme avec un budget total de 17,5 milliards d’euros pour 2021-2027. Il soutient les investissements de recherche et innovation, des PME et nouvelles entreprises, dans les domaines des technologies énergétiques propres et la reconversion de travailleurs.

Finalement, le Fonds social pour le climat apportera un soutien financier aux citoyens et entreprises les plus touchés par les mesures prises dans le cadre du paquet Ajustement à l’objectif 55%. Le Fonds contribuera à lutter contre la précarité énergétique mais aussi à améliorer l’accès à la mobilité et aux transports à émissions nulles ou faibles dans l’UE. 

En savoir plus sur le Pacte Vert :

Stratégie numérique

La Stratégie numérique de l’Union européenne souhaite faire en sorte que la transformation numérique profite à tous, aux citoyens comme aux entreprises. Elle a également pour ambition d’aider l’Union européenne à atteindre son objectif de neutralité climatique d’ici 2050.

L’Union européenne a défini en mars 2021 un cadre global guidant toutes les actions liées au numérique, intitulé la Décennie numérique. L’objectif de la Décennie numérique est de veiller à ce que tous les aspects de l’innovation et de la technologie fonctionnent pour les citoyens. Les objectifs de la Décennie numérique concernent quatre domaines : la connectivité, les compétences numériques, les entreprises numériques et les services publics numériques. Elle comprend un programme politique pour que l’UE et ses États membres travaillent ensemble pour atteindre les objectifs, des projets multinationaux et enfin des droits et principes reflétant les valeurs de l’UE qui doivent être respectés dans le monde numérique.

Les pivots de la Décennie numérique :

La boussole numérique présentée par la Commission européenne en mars 2021 et la déclaration sur les droits et principes numériques sont les pivots de la Décennie numérique européenne.

En mars 2021, la boussole numérique a été adoptée. Ce programme traduit les ambitions de l’Union européenne pour 2030 en objectifs concrets :

  • les compétences
  • la transformation numérique des entreprises
  • des infrastructures numériques sûres et durables
  • la numérisation des services publics.

En janvier 2022, la Commission européenne a publié une déclaration sur les droits et  principes pour la décennie numérique. Selon Thierry Breton, commissaire au Marché intérieur, cette déclaration est destinée à devenir "le socle constitutionnel de l’espace informationnel". Elle traduit la volonté de l’Union européenne d'œuvrer en faveur d’une transformation  numérique centrée sur les citoyens, sûre et durable. Elle garantit la liberté de choix, la sûreté et la sécurité de l’environnement numérique, la solidarité et l’inclusion des technologies. Elle s’assure que tout un chacun puisse participer au processus démocratique et contrôler ses données personnelles. Enfin, la déclaration européenne sur les droits et principes de la décennie numérique garantit la durabilité des appareils numériques.

Les travaux pour adapter l’Europe à l’ère du numérique 

Face au développement des nouvelles technologies, l’Union européenne doit renforcer sa souveraineté numérique et fixer des normes en mettant l’accent sur les données, les technologies et les infrastructures. C’est pourquoi l’Union européenne souhaite adopter une législation sur les services numériques afin de garantir un environnement en ligne sûr et responsable. Cette législation vise à mieux protéger les consommateurs et leurs droits fondamentaux en ligne, mettre en place un cadre solide pour la transparence des plateformes en ligne et favoriser l’innovation, la croissance et la compétitivité.

D’autre part, l’Union Européenne veut adopter une législation sur les marchés numériques afin de s’assurer qu’ils soient équitables et ouverts.

L’identité numérique européenne est également un élément central de la Stratégie numérique de l’Union européenne. Celle-ci sera accessible aux citoyens et entreprises européens qui souhaitent s’identifier ou attester certaines informations personnelles.

Un autre élément majeur de la Stratégie numérique européenne est l’intelligence artificielle. La Commission européenne a proposé un ensemble d’actions pour stimuler l’excellence dans le domaine de l’IA et assurer la fiabilité de cette technologie qui pourrait résoudre de nombreux problèmes de société. 

Enfin, avec la Stratégie européenne en matière de données l’Union européenne doit devenir un acteur majeur d’une société où les moyens d’action sont renforcés par les données. La Commission européenne propose une gouvernance européenne des données pour faciliter leur partage. De plus, un marché unique des données permettra leur libre circulation dans l’Union européenne, entre secteurs, dans l’intérêt des entreprises, chercheurs et administrations publiques. Pour finir, le règlement européen des données, proposé en 2022 permettra de mettre davantage de données à disposition. Ainsi, il sera plus facile d’accéder aux données et de les utiliser dans tous les secteurs économiques ce qui permettrait de générer 270 milliards d’euros de PIB supplémentaire pour les États membres de l’UE d’ici à 2028.

En savoir plus sur lA STRATÉGIE NUMÉRIQUE:

Economie sociale

L’objectif d’une économie au service des personnes et de garantir l’équité sociale et la prospérité. L’UE souhaite renforcer l’économie, tout en réservant l’emploi et en réduisant les inégalités, soutenir les entreprises, approfondir l’Union économique et monétaire et achever l’union bancaire et l’union des marchés des capitaux. Pour favoriser la création d'emplois de qualité, en particulier pour les jeunes et les petites entreprises, l'UE souhaite mettre en place des conditions d'investissement plus attrayantes et promouvoir une croissance économique dynamique.

L’économie sociale de marché de l’Union, unique en son genre, permet aux économies de se développer et de réduire la pauvreté et les inégalités. Étant donné que les petites et moyennes entreprises sont les piliers de l’économie de l’UE, il semble essentiel de les renforcer, d’achever l’union des marchés des capitaux et d’approfondir l’Union économique et monétaire.

En savoir plus sur L'ÉCONOMIE SOCIALE:

Sur quoi travaille la Commission européenne pour répondre à cette priorité ?

Stratégie européenne en matière de compétences

La Stratégie européenne en matière de compétences est un plan quinquennal visant à promouvoir le développement de compétences plus nombreuses et de meilleure qualité, et à les utiliser de manière efficace. Elle s’adresse notamment à aider les particuliers et les entreprises. Ce plan s'articule autour de plusieurs objectifs :

  • Renforcer la compétitivité durable, conformément aux objectifs du pacte vert pour l'Europe. Cela implique de développer des compétences liées à la transition écologique et à la durabilité ;
  • Garantir l'équité sociale en mettant en pratique le premier principe du socle européen des droits sociaux, qui consiste à assurer l'accès à l'éducation, à la formation et à l'apprentissage tout au long de la vie pour tous les citoyens de l'UE, où qu'ils se trouvent ;
  • Renforcer la résilience face aux crises, en tirant les enseignements de la pandémie de COVID-19. Cela nécessite de développer des compétences adaptées pour faire face aux défis économiques et sociaux découlant de crises similaires à l'avenir.

En résumé, la Stratégie européenne en matière de compétences vise à développer et à utiliser des compétences de haute qualité pour favoriser la compétitivité durable, garantir l'équité sociale et renforcer la résilience face aux crises. Cela nécessite un investissement massif dans les compétences et une adaptation constante aux nouveaux défis économiques et sociaux.

L’année 2023 est l’année européenne des compétences. 

Plan d’actions sur le socle européen des droits sociaux

L’objectif du plan d’action sur le socle européen des droits sociaux est de construire une Union européenne plus équitable et plus inclusive. Pour ce faire, un plan d'action a été élaboré, qui définit 20 principes et droits clés indispensables à l'équité et au bon fonctionnement des marchés du travail et des systèmes de protection sociale.

Le plan d'action Pilier européen des droits sociaux traduit ces principes en mesures concrètes qui profitent aux citoyens. Il propose également des objectifs clés que l'UE doit atteindre d'ici 2030.

La mise en œuvre du pilier des droits sociaux relève de la responsabilité conjointe des institutions de l'UE, des autorités nationales, régionales et locales, des partenaires sociaux et de la société civile.Pour ce faire, un plan d'action a été élaboré, qui définit 20 principes et droits clés indispensables à l'équité et au bon fonctionnement des marchés du travail et des systèmes de protection sociale.

Ce plan d'action fixe, entre autres, trois objectifs ambitieux pour l'UE d'ici 2030 :

  • 78 % d'emploi : Au moins 78% de la population âgée de 20 à 64 ans doit avoir un emploi d'ici 2030.
  • 60% formation : Au moins 60 % de tous les adultes devraient suivre une formation chaque année d'ici 2030.
  • Réduire d'au moins 15 millions le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale

En savoir plus sur les objectifs nationaux : https://ec.europa.eu/social/BlobServlet?docId=25728&langId=fr

Nouvel agenda du consommateur

Le nouvel agenda du consommateur a été lancé par la Commission européenne afin de mettre en œuvre des actions visant à protéger les consommateurs européens. Étant lancé en 2020, son focus est de répondre aux besoins immédiats des consommateurs pendant et après la pandémie de COVID-19, mais aussi de présenter une vision à long terme à l’horizon 2025. Cet agenda prévoit donc des actions concrètes dans cinq grandes domaines pour protéger les consommateurs et leur donner la possibilité de jouer une rôle actif dans la transition écologique et numérique.

Les cinq grands domaines prioritaires pour le nouvel agenda du consommateur:

  • Transition écologique : Donner aux consommateurs la possibilité de jouer un rôle actif
  • Transformation numérique : Garantir que les consommateurs bénéficient de la même protection en ligne que hors ligne
  • Application effective de la législation et voies de recours efficaces : Veiller à ce que tous les consommateurs puissent jouir pleinement de leurs droits
  • Vulnérabilité des consommateurs : Améliorer la sensibilisation des consommateurs, en tenant compte des besoins des différents groupes

Nouvel Agenda du consommateur - Fiche d’information : https://commission.europa.eu/system/files/2020-11/new_consumer_agenda_-_factsheet.pdf

Des salaires minimaux adéquats dans l’UE

La Commission Européenne  s'engage pour garantir  des conditions de travail et de vie convenables, ainsi que pour construire des économies et des sociétés équitables et résilientes.

L'amélioration des conditions de travail et de vie, notamment grâce à des salaires minimaux décents, profite à la fois aux travailleurs et aux entreprises de l'UE. En outre, des salaires minimaux appropriés contribuent à garantir une concurrence loyale, à stimuler les gains de productivité et à promouvoir le progrès économique et social. Ils permettent également de réduire l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes, étant donné que davantage de femmes que d'hommes perçoivent un salaire minimum. Le rôle du salaire minimum est également essentiel pour protéger les travailleurs en période de ralentissement économique et de crise.

Qu’est-ce que c’est la directive européenne sur les salaires minimums adéquats ? 

En octobre 2022, la Commission a proposé une directive européenne sur les salaires minimums adéquats qui a maintenant été adoptée par le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne. L’objectif est de garantir que les travailleurs de l'Union soient protégés par des salaires minimums adéquats leur permettant de vivre décemment, quel que soit l'endroit où ils travaillent. 

Cette directive crée un cadre pour améliorer l'adéquation des salaires minimums dans les pays où les salaires minimums sont légaux et vise également à promouvoir la négociation collective ainsi qu'une meilleure application et un meilleur contrôle dans tous les États membres. Elle n'oblige pas les États membres à introduire un salaire minimum légal et ne fixe pas de niveau de salaire minimum commun, respectant ainsi la compétence et l'autonomie des États membres

En savoir plus : https://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=1539&langId=fr

En savoir plus sur la directive sur les salaires minimums adéquats : https://ec.europa.eu/social/main.jsp?langId=en&catId=1539&furtherNews=yes&newsId=10422

Afin de créer une économie au service des personnes, la Commission européenne travaille également sur les thèmes suivants : 

Politique étrangère 

L’une des priorités de la Commission européenne est de rendre l’Europe plus forte dans le monde et de renforcer son leadership mondial. La Commission défend le multilatéralisme et un ordre mondial fondé sur des règles.

Cette priorité de la Commission se traduit en trois principes : 

  • la réaffirmation du soutien au multilatéralisme ;
  • la réaffirmation de la perspective européenne des Balkans occidentaux avec lesquels l’Union Européenne partage une histoire, une culture et des défis ;
  • la mise en place d’une stratégie globale à l’égard de l’Afrique.

Plusieurs domaines d’action pour une Europe plus forte dans le monde

Pour une Europe plus forte dans le monde, l’Union européenne concentre son action sur 6 domaines : 

La Stratégie “Global Gateway”

La Stratégie Global Gateway a été définie par la Commission européenne et le Haut représentant de l’Union européenne pour développer des liens intelligents, propres et sûrs dans les domaines du numérique, de l’énergie et des transports et à renforcer les systèmes de santé, d’éducation et de recherche dans le monde entier. Cette Stratégie est la contribution de l’Union européenne à la réduction du déficit d’investissement mondial. Avec Global Gateway, 300 milliards d’euros seront investis jusqu’en 2027. Global Gateway est mis en œuvre via des projets en Amérique latine, dans les Caraïbes, au Moyen-Orient, en Asie, dans le Pacifique ainsi qu'en Afrique subsaharienne.

Le Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité 

Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009, a créé la fonction de Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. ll est nommé pour un mandat de cinq ans par le Conseil européen, avec l’accord du président de la Commission européenne.

Le Haut représentant de l’Union conduit la politique extérieure de l’Union européenne. Il contribue à l’élaboration de la politique étrangère et de sécurité commune en soumettant des propositions au Conseil de l'Union européenne et au Conseil européen. Il exécute ensuite les décisions. De plus, il préside le Conseil de l’Union européenne dans sa formation affaires étrangères. Il conduit le dialogue politique avec les pays tiers et possède également  une fonction de représentation. Enfin, le Haut représentant de l’Union est l’un des vice-présidents de la Commission européenne. Il est donc soumis, avec le président et les autres membres de la Commission, au vote d’approbation du Parlement européen.

Depuis décembre 2019, l’espagnol Josep Borrell occupe la fonction de Haut représentant de l’Union.

Le Président du Conseil européen 

Le Haut représentant de l’Union n’a pas le monopole de la représentation extérieure de l’Union européenne. En effet, le traité de Lisbonne attribue également au président du Conseil européen la charge d'assurer la représentation extérieure de l’UE.

Le président du Conseil européen est chargé de : 

  • Présider les réunions du Conseil européen, d’animer ses travaux et d’en assurer la continuité. Il prépare également les réunions du Conseil européen ;
  • Contribuer à faciliter la cohésion et le consensus au sein de l'institution européenne qu’il préside ;
  • Présenter au Parlement européen un rapport suite à chaque réunion du Conseil européen ;
  • Assurer la représentation extérieure de l’Union européenne pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne et à l’occasion de sommets internationaux.

Le président du Conseil européen est élu par le Conseil européen à la majorité qualifiée. Il dispose d’un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois. 

Le président actuel du Conseil européen est le belge Charles Michel. Il a commencé son premier mandat le 1er décembre 2019. Puis a été réélu pour un second mandat de deux ans et demi le 24 mars 2022.

Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE)

Le SEAE est le service diplomatique de l’Union européenne. Il accompagne le Haut représentant de l'UE dans la conduite de la politique étrangère et de sécurité de l'Union. De plus, il gère les relations diplomatiques et les partenariats stratégiques de l’Union européenne avec les pays non membres. Enfin, le SEAE coopère avec les services diplomatiques des pays de l'Union européenne, les Nations unies et d'autres grandes puissances. 

Dirigé par le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, il est composé :

  • A Bruxelles, d'experts issus du Conseil de l'Union européenne, de la Commission européenne et des services diplomatiques des Etats membres ;
  • Dans le monde entier, d'un réseau d'«ambassades de l'UE».

Mode de vie européen

Le Commission européenne considère la promotion de notre mode de vie européen comme une des priorités de son mandat 2019-2024. Ainsi, elle souhaite protéger les citoyens européens et les valeurs fondamentales de l’Union européenne mais aussi défendre la justice. 

La présidente Ursula von der Leyen souhaite promouvoir une Union de l’égalité, de la tolérance et de la justice sociale. Pour cela, la Commission européenne veut protéger et promouvoir l’Etat de droit dans l’ensemble de l’Union européenne. L’Europe aspire également à définir une nouvelle approche en matière de migration fondée sur des frontières solides, un régime d’asile modernisé et sur la coopération avec les pays partenaires.

Les domaines d’action de la promotion de notre mode de vie européen

Pour la promotion du mode de vie européen, la Commission européenne a défini 6 domaines d’action : 

  • Education et formation : soutenir l’éducation en Europe et favoriser la coopération dans des domaines tels que la politique scolaire, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur ainsi que l’éducation et la formation des adultes.
  • Droits fondamentaux : lutter contre les discriminations et favoriser l’égalité hommes-femmes.
  • État de droit : garantir les valeurs et droits fondamentaux, permettre l’application du droit de l’Union et favoriser un environnement propice aux investissements.Parlement européen un rapport suite à chaque réunion du Conseil européen ;
  • Santé mentale : élaborer une approche globale de la santé mentale et relever les défis grâce à l’initiative «Vivre ensemble en bonne santé».
  • Coopération judiciaire : lutter contre les crimes, relier les différents systèmes juridiques nationaux dans l’UE.
  • Protéger les enfants contre les abus sexuels : lutter contre les abus sexuels commis contre des enfants.

Les travaux et stratégies mis en oeuvre 

La Commission européenne a présenté en juin 2021 la Stratégie relative à l’avenir de Schengen qui vise à renforcer cet espace de libre circulation et à le rendre plus résilient. Cette stratégie vise à assurer une gestion efficace des frontières extérieures de l’UE, à renforcer la coopération entre les Etats membres afin de prévenir et combattre les menaces sur la sécurité. Elle a également pour objectif d’améliorer la préparation et la gouvernance de l’Espace Schengen et enfin, d’élargir l’espace de libre échange aux Etats membres de l’Union européenne qui n’en font pas encore partie.

L’Union européenne a également mis en place un plan européen pour lutter contre le cancer. C’est un engagement politique ayant pour objectif de faire reculer le cancer et d’avoir une Union plus sûre, plus résiliente et mieux préparée. Il bénéficiera d’un financement de 4 milliards d’euros, dont 1,25 milliard provenant du programme l'UE pour la santé.

D’autre part, la Commission européenne souhaite mettre en place un espace européen des données de santé. L’objectif est d’offrir davantage de possibilités aux personnes en améliorant leur accès aux données de santé, en facilitant la libre circulation des données et en développant un marché unique des systèmes de dossiers informatisés de données de santé. Le but est également d’établir un dispositif cohérent, fiable et efficace pour l’utilisation de ces données. Pour créer cet espace européen des données de santé, la Commission européenne propose un règlement spécifique.

Afin de mettre un terme à l’antisémitisme en Europe, la Commission européenne a également mis en place la toute première stratégie de l'UE sur la lutte contre l'antisémitisme. Cette stratégie ambitieuse a été adoptée par la Commission européenne le 5 octobre 2021. Cette dernière a défini trois piliers :

  • Prévenir et combattre toute forme d’antisémitisme ;
  • Protéger la communauté juive en Europe ;
  • Promouvoir l’éducation, la recherche et la mémoire de l’Holocaust.

De plus, le 9 décembre 2020, la Commission a adopté un nouveau programme de lutte contre le terrorisme pour l'UE, qui a pour objectif de mieux anticiper, prévenir et protéger les menaces terroristes et d'y répondre.

Enfin, la Commission européenne a défini une nouvelle stratégie pour l’union et la sécurité dans le but de protéger les citoyens de l’UE et de promouvoir notre mode de vie européen. Cette stratégie couvre la période 2020-2025.

Démocratie européenne

La Commission européenne s'engage à donner un nouvel élan pour la démocratie européenne en nourrissant, protégeant et  renforçant notre démocratie. Particulièrement dans le contexte de la guerre en Ukraine, la Commission souligne l'importance de la démocratie et le fait que notre démocratie ne doit pas être tenue pour acquise. Le droit de parole des citoyens européens doit donc être renforcé et ils doivent être davantage impliqués dans les processus de décision. En luttant contre la désinformation et les messages de haine en ligne, la démocratie doit également  être protégé. 

À cette fin, les valeurs démocratiques communes, sur lesquelles repose la force de l'Europe, seront particulièrement encouragées : l’engagement à respecter les droits fondamentaux, la protection d'une presse libre et indépendante, la défense de l'État de droit et l'égalité entre les femmes et les hommes, les ruraux et les citadins, les jeunes et les personnes âgées.

Sur quoi travaille la Commission Européenne pour répondre à cette priorité ? 

Conférence sur l’avenir de l’Europe

Lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe 2022, clôturée le 9 mai 2022, des citoyens ont eu la possibilité de forger l’avenir de l’UE et ont soumis 49 propositions aux institutions européennes. Elle s'est tenue d' avril 2021 à mai 2022 et a été une initiative démocratique majeure en rassemblant des citoyens de toute l'Europe pour débattre et discuter de l'avenir commun du continent. Les participants ont eu l'opportunité de partager leurs idées sur une plateforme numérique multilingue et de participer à des panels de citoyens organisés au niveau national et européen.

Durant cette conférence, neuf thèmes principaux ont été abordés, tels que le changement climatique et l'environnement, la santé, l'économie, la justice sociale et l'emploi, le rôle de l'Union européenne dans le monde, les valeurs et les droits, l'état de droit et la sécurité, la transformation numérique, la démocratie européenne, la migration, l'éducation, la culture, la jeunesse et le sport. Les propositions formulées lors de ces discussions comprennent des objectifs généraux et plus de 300 mesures concrètes.

Les institutions européennes étudient maintenant comment donner suite à ces propositions de manière efficace, en respectant les compétences de chacune, conformément aux traités existants. La conférence sur l'avenir de l'Europe a été une occasion unique pour les citoyens européens de participer activement à la construction de l'avenir de l'Union européenne et de contribuer à façonner les politiques et les actions qui seront prises dans les années à venir.

Fiche d'information - Conférence sur l'avenir de l'Europe - Rapport sur les résultats finaux : https://commission.europa.eu/document/download/bf5448fe-0b3f-4ef3-89e7-18d9cab2eeca_fr

Afin de créer un nouvel élan pour la démocratie européenne,  la Commission européenne travaille également sur les thèmes suivants :

Votre avis est important ! Partagez votre avis sur les nouvelles politiques de l’UE et les lois existantes sur la page de la Commission européenne “Donnez votre avis”. La plate-forme tiendra compte de votre avis et transmettra  vos recommandations à la Commission européenne.

Quels domaines prioritaires le Conseil européen a-t-il défini dans son agenda stratégique 2019-2024 ?

1 - Protéger les citoyens et les libertés 

Cela implique de garantir un contrôle efficace des frontières extérieures de l'UE et de poursuivre le développement d'une politique migratoire globale. Il s'agit également de lutter contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et la criminalité en ligne, et de renforcer la capacité de l'UE à faire face aux catastrophes naturelles et d'origine humaine.

2 - Mettre en place une base économique solide et dynamique

Il s'agit de construire une économie résiliente en approfondissant l'Union économique et monétaire afin de mieux préparer l'Europe aux chocs économiques futurs. Cette priorité comprend également l'achèvement de l'union bancaire et du marché des capitaux, le renforcement du rôle international de l'euro, l'investissement dans les compétences et l'éducation, le soutien aux entreprises européennes, l'appropriation de la transformation numérique et le développement d'une politique industrielle solide.

3 - Construire une Europe neutre pour le climat, verte, équitable et sociale 

Cette priorité prévoit d'investir dans des initiatives vertes visant à améliorer la qualité de l'air et de l'eau, à promouvoir une agriculture durable et à préserver les systèmes environnementaux et la biodiversité. Il s’agit également de créer une économie circulaire efficace et un marché européen de l'énergie qui fonctionne de manière optimale et qui offre une énergie durable, sûre et abordable. En plus, la transition vers les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique doit être favorisée, tout en réduisant la dépendance de l'UE vis-à-vis des sources d'énergie extérieures. 

4 - Promouvoir les intérêts et les valeurs de l’Europe sur la scène mondiale 

A cette fin, une politique étrangère forte doit être mise en place, avec une politique de voisinage ambitieuse des plus proches voisins de l'Est et du Sud et un partenariat global avec l'Afrique. Cette priorité comprend également la promotion de la paix, de la stabilité, de la démocratie et des droits de l'homme au niveau mondial. Une politique commerciale solide, fondée sur le multilatéralisme et un ordre international fondé sur des règles, sera également mise en place. Enfin, il s’agit d’assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité et de défense, en étroite collaboration avec l'OTAN.

Source: European Union: “Priorités de l’Union Européenne pour 2019-2024”.