POLITIQUES ET Priorités DE L'UNION EUROPÉENNE
La présidente de la Commission a défini 7 nouvelles priorités pour le mandat 2024-2029 de la Commission européenne. Ces priorités se fondent sur le programme stratégique de l’UE défini par le Conseil et les discussions menées avec les groupes politiques du Parlement européen. Parmi ces priorités, chacune répond à une rupture concrète survenue ces dernières années qui rend l'action européenne d'hier insuffisante face aux défis d'aujourd'hui.
UN NOUVEAU PLAN POUR UNE PROSPÉRITÉ ET UNE COMPÉTITIVITÉ DURABLES DE L'EUROPE
Selon la Commission, l'Europe est ressortie plus forte des chocs provoqués par les confinements qui découlent de la crise du COVID, mais aussi de ceux issus de la crise énergétique. Cependant, sa compétitivité a aujourd'hui besoin d'un « grand coup de fouet » face à une économie mondiale qui évolue rapidement. Deux rapports commandés par la Commission ont agi comme un vecteur de changement, on pense notamment à celui de Mario Draghi, en 2024, qui chiffre le retard d'investissement européen face aux États-Unis et à la Chine et pointe une dépendance technologique croissante.
La « boussole pour la compétitivité » qui est la première initiative majeure de la nouvelle Commission s'appuie sur le rapport Draghi pour définir le cadre des travaux à venir. Trois chiffres illustrent cette priorité qui met l’accent sur la compétitivité : la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité atteignait 49,3 % au troisième trimestre 2025 ; jusqu'à 4 milliards d'euros doivent être investis dans la recherche en intelligence artificielle et son déploiement entre 2024 et 2027 ; le taux d'emploi des 20-64 ans a atteint un niveau record de 76,2 % au premier trimestre 2025.
Cette priorité se décline en sept objectifs :
Faciliter l'activité des entreprises, pour stimuler la croissance économique — notamment en réduisant la charge administrative d'au moins 25 % (35 % pour les PME) et en simplifiant la législation.
Un pacte pour une industrie propre, pour soutenir des industries compétitives et créer des emplois de qualité, avec un objectif de réduction des émissions de 90 % d'ici 2040.
Améliorer la circularité et la résilience de l'économie, via une nouvelle législation sur l'économie circulaire et le renforcement de l'union européenne de la santé.
Stimuler la productivité par la diffusion des technologies numériques, en investissant dans les infrastructures numériques, les semi-conducteurs et un plan d'action continental sur l'IA.
Placer la recherche et l'innovation au cœur de l'économie, en augmentant les dépenses de recherche et en développant les biotechnologies.
Décupler les investissements, notamment via une union européenne de l'épargne et des investissements et un Fonds européen pour la compétitivité.
Remédier aux pénuries de compétences et de main-d'œuvre, avec une union des compétences et un plan stratégique pour les filières STIM.
UNE ÈRE NOUVELLE POUR LA DÉFENSE ET SÉCURITÉ EUROPÉENNE
Deux certitudes se sont effondrées en quelques années. La première est celle de la paix sur le continent : l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février 2022, a ramené la guerre aux portes de l'Union tandis que certains services de renseignement européens estiment que la Russie pourrait « tester » un État membre d'ici trois à cinq ans. La seconde est celle du parapluie sécuritaire américain : en effet, le désengagement progressif des États-Unis oblige des pays dont 21 des 27 États membres ayant bâti l'essentiel de leur défense au sein de l'OTAN à revoir leur modèle. Dans le même temps, la Commission entend renforcer la sécurité des citoyens européens et donner à l'Europe les moyens de maintenir la paix par une dissuasion crédible dans un contexte qui a rappelé, selon ses mots, « avec brutalité » la fragilité de la paix. Un sondage Eurobaromètre de 2025 est cité à l'appui de cette priorité : 78 % des citoyens se disent préoccupés par la sécurité et la défense de l'UE, et 81 % se disent favorables à une politique de défense et de sécurité commune.
Cette priorité se décline en cinq objectifs :
Construire une Union européenne de la défense, pour protéger l'Union et ses citoyens : aider les États membres à reconstruire et transformer leurs forces armées, mutualiser les ressources face aux menaces communes, et développer un marché unique des produits et services de défense, en renforçant le partenariat UE-OTAN.
Renforcer la préparation et la gestion des crises : via une stratégie pour une union de la préparation, afin de mieux préparer la société aux crises, d'anticiper les nouvelles menaces (y compris chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, et cyber) et de soutenir les contre-mesures sanitaires.
Améliorer la sécurité intérieure : avec une nouvelle stratégie de sécurité intérieure de l'UE, un plan de lutte contre le trafic de drogue et un nouveau programme de lutte contre le terrorisme.
Renforcer les frontières communes, par : un système numérique de gestion des frontières, une gestion intégrée des frontières et un espace Schengen pleinement opérationnel.
Agir de manière équitable et ferme en matière de migration, en mettant en œuvre : le pacte sur la migration et l'asile, une nouvelle approche commune en matière de retour, et en ouvrant des voies légales de migration adaptées aux besoins en compétences.
SOUTENIR LES PERSONNES ET RENFORCER NOS SOCIÉTÉS ET NOTRE MODÈLE SOCIAL
Cette priorité démontre une volonté de maintenir et d’améliorer la qualité de vie dont les européens jouissent aujourd’hui en Europe en promouvant l’équité sociale dans l’économie moderne. Mais on peut se demander pourquoi la Commission décide de replacer le modèle social au rang de priorité ? Parce que la compétitivité et le réarmement ne peuvent se construire sans l'adhésion des citoyens, or celle-ci se fragilise : le vieillissement démographique pèse sur les systèmes de retraite et de santé, l'inflation née de la crise énergétique a durablement entamé le pouvoir d'achat. De plus, dans plusieurs pays, les inégalités territoriales nourrissent la montée de forces politiques hostiles à l'intégration européenne.
Ce manque de cohésion complique l’effort commun, il est donc nécessaire : de renforcer le socle européen des droits sociaux, de garantir l'égalité des chances et d’investir dans la jeunesse
Il ne s’agit pas de priorités annexes : elles conditionnent la cohésion interne sans laquelle l'Union ne peut ni rester compétitive, ni assumer une défense commune, ni peser sur la scène internationale.
Cette priorité se décline en trois objectifs :
Offrir des possibilités, de la stabilité et du bien-être à tous, en mettant en place un comité consultatif des jeunes, en créant un plan d’action contre le cyberharcèlement, …
Renforcer notre modèle social de marché, pour garantir une transition équitable pour tous.
Lutter contre les inégalités, les disparités régionales et la discrimination, en luttant contre la crise du logement, en s’attaquant aux causes profondes de l’évolution démographique, en s’interessant aux causes profondes de la pauvreté au moyen de la toute première stratégie de l’UE de lutte contre la pauvreté.
PRÉSERVER NOTRE QUALITÉ DE VIE : SÉCURITÉ, ALIMENTAIRE, EAU ET NATURE
La qualité de vie des Européens dépend d’un approvisionnement sûr et abordable en denrées alimentaires locales de qualité. L’UE bénéficie des denrées alimentaires les plus saines et les plus qualitatives au monde, grâce à aux exploitations agricoles et au secteur agroalimentaire au sens large.
La Commission européenne s’emploie à garantir que l’agriculture européenne soit durable et compétitive. Également, la protection du monde naturel, essentiel pour réguler notre climat et garantir la sécurité alimentaire et hydrique, est une priorité.
Cette priorité se décline en deux objectifs :
Mettre en place une agriculture et un système alimentaire compétitifs et résilients et préserver la biodiversité, pour soutenir les agriculteurs et préserver une alimentation saine. Elle entend notamment soutenir les exploitations familiales, récompenser les agriculteurs qui travaillent dans le respect de la nature, soutenir la compétitivité de notre chaîne de valeur alimentaire au moyen d’investissements et d’innovations, proposer un pacte européen pour les océans qui stimule l’économie bleue et garantit la durabilité de nos océans.
Adapter l’UE et se préparer au changement climatique, pour que les européens se tiennent prêt à aider les personnes touchées.
PROTÉGER NOTRE DÉMOCRATIE, DÉFENDRE NOS VALEURS
Notre démocratie européenne et nos valeurs, dont découlent nos droits et libertés, sont décisives pour l’avenir de l’Europe dans un monde fracturé. Face aux menaces croissantes d’acteurs internes et étrangers, la Commission agit pour rendre les démocraties européennes plus résilientes et mieux préparées.
Pour y parvenir, la Commission met en place un bouclier européen de la démocratie, luttant contre la désinformation et les ingérences étrangères. Elle renforce l’éducation au numérique et aux médias, développe un réseau européen de vérificateurs de faits et veille à l’application des règles européennes encadrant les plateformes en ligne et l’intelligence artificielle (IA). Elle se charge également de protéger l’intégrité des élections et le débat démocratique.
La Commission renforce l’État de droit en consolidant son suivi partout dans l’UE, en soutenant la lutte contre la corruption et en conditionnant l’accès aux fonds européens au respect des règles européennes. Elle protège aussi la liberté des médias et journalistes indépendants.
Enfin, elle place les citoyens au cœur de la démocratie, en donnant davantage de place à leurs recommandations dans l’élaboration des politiques européennes, en renforçant le dialogue avec la société civile et en développant son réseau de conseillers locaux.
Cette priorité se décline en trois objectifs :
Protéger et défendre la démocratie, et accroître la résilience et la préparation de la société ;
Renforcer l’état de droit, pour une société équitable et performante ;
Défendre l’engagement et la participation civiques, pour placer les idées des citoyens au cœur de l’élaboration des politiques.
L'EUROPE DANS LE MONDE : USER DE NOTRE PUISSANCE ET DE NOS PUISSANCE ET DE NOS PARTENARIATS
Face à un monde plus instable, marqué par la guerre en Ukraine, le conflit à Gaza, la montée des régimes autoritaires et la concurrence économique accrue, la Commission européenne renforce ses actions afin de défendre les intérêts, les valeurs et la sécurité de l’Union européenne. La Commission européenne œuvre à promouvoir un ordre international fondé sur des règles et à renforcer le rôle des institutions internationales.
Ainsi, la Commission fait de l’élargissement un impératif géopolitique : elle soutient les pays candidats dans leurs réformes et leurs investissements, tout en veillant au respect des critères d’adhésion, notamment relatifs à l’état de droit et aux valeurs fondamentales.
Également, elle renforce les relations avec les pays de Méditerranée et du Moyen Orient, afin d’agir pour la paix et de renforcer la stabilité dans ces régions.
Sur le plan économique, la Commission cherche à stimuler la compétitivité au sein de l’UE, tout en renforçant la sécurité économique. Pour cela, elle investit en faveur de la recherche dans des technologies stratégiques, tout en renforçant et diversifiant ses partenariats commerciaux à travers le monde.
Enfin, sur le plan international, l’Europe joue un rôle de premier plan dans la réforme du système international, en participant activement aux sommets internationaux, et en travaillant avec ses partenaires pour adapter les institutions multilatérales aux enjeux actuels.
Cette priorité se décline en quatre objectifs :
Élargir l’Union européenne, pour accroître notre influence sur la scène mondiale ;
Mettre l’accent sur notre voisinage élargi pour promouvoir la paix, les partenariats et la stabilité économique ;
Mener une nouvelle politique étrangère économique pour renforcer notre prospérité, notre puissance commerciale et nos partenariats mutuellement bénéfiques ;
Réformer le système international, pour l’adapter au monde d’aujourd’hui.
ATTEINDRE LES OBJECTIFS ENSEMBLE ET PRÉPARER NOTRE UNION POUR L'AVENIR
Pour poursuivre la modernisation de l’Union européenne, la Commission européenne met l’accent sur la mise en œuvre, les investissements et les réformes afin de se préparer à l’avenir.
Pour cela, elle agit pour un budget européen plus simple et efficace afin d’allouer des fonds aux domaines stratégiques et aux priorités communes aux États. La Commission modernise les recettes du budget, mobilise davantage de financements nationaux et privés, et veille à ce que les fonds européens soient utilisés dans le respect de l’état de droit. Elle rend également le financement de l’action extérieure plus ciblé et conforme aux intérêts stratégiques de l’UE.
Pour garantir le bon fonctionnement de l’UE face aux défis à venir et aux futurs élargissements, la Commission souhaite réformer le système européen. Elle tient à améliorer la légitimité démocratique de l’UE, en tenant compte de la voix des citoyens européens. Elle soutient également les modifications des traités qui peuvent améliorer l’Union, et souhaite renforcer la capacité d’action de l’Europe via de nouveaux systèmes et processus décisionnels.
Enfin, la Commission renforce son partenariat avec le Parlement européen, en développant le dialogue, la coopération et la transparence afin d’obtenir ensemble des résultats plus efficaces.
Cette priorité se décline en trois objectifs :
Un nouveau budget à la hauteur de nos ambitions, pour utiliser au mieux notre capacité financière
Un programme ambitieux de réformes pour l’Europe, pour garantir le bon fonctionnement d’une Union élargie
Un partenariat renforcé avec le Parlement européen, pour obtenir des résultats plus efficaces ensemble
Construire une Union européenne de la défense, pour protéger l'Union et ses citoyens : aider les États membres à reconstruire et transformer leurs forces armées, mutualiser les ressources face aux menaces communes, et développer un marché unique des produits et services de défense, en renforçant le partenariat UE-OTAN.
Renforcer la préparation et la gestion des crises : via une stratégie pour une union de la préparation, afin de mieux préparer la société aux crises, d'anticiper les nouvelles menaces (y compris chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, et cyber) et de soutenir les contre-mesures sanitaires.
Améliorer la sécurité intérieure : avec une nouvelle stratégie de sécurité intérieure de l'UE, un plan de lutte contre le trafic de drogue et un nouveau programme de lutte contre le terrorisme.
Renforcer les frontières communes, par : un système numérique de gestion des frontières, une gestion intégrée des frontières et un espace Schengen pleinement opérationnel.
Agir de manière équitable et ferme en matière de migration, en mettant en œuvre : le pacte sur la migration et l'asile, une nouvelle approche commune en matière de retour, et en ouvrant des voies légales de migration adaptées aux besoins en compétences.
SOUTENIR LES PERSONNES ET RENFORCER NOS SOCIÉTÉS ET NOTRE MODÈLE SOCIAL
Cette priorité démontre une volonté de maintenir et d’améliorer la qualité de vie dont les européens jouissent aujourd’hui en Europe en promouvant l’équité sociale dans l’économie moderne. Mais on peut se demander pourquoi la Commission décide de replacer le modèle social au rang de priorité ? Parce que la compétitivité et le réarmement ne peuvent se construire sans l'adhésion des citoyens, or celle-ci se fragilise : le vieillissement démographique pèse sur les systèmes de retraite et de santé, l'inflation née de la crise énergétique a durablement entamé le pouvoir d'achat. De plus, dans plusieurs pays, les inégalités territoriales nourrissent la montée de forces politiques hostiles à l'intégration européenne.
Ce manque de cohésion complique l’effort commun, il est donc nécessaire : de renforcer le socle européen des droits sociaux, de garantir l'égalité des chances et d’investir dans la jeunesse
Il ne s’agit pas de priorités annexes : elles conditionnent la cohésion interne sans laquelle l'Union ne peut ni rester compétitive, ni assumer une défense commune, ni peser sur la scène internationale.
Cette priorité se décline en trois objectifs :
Offrir des possibilités, de la stabilité et du bien-être à tous, en mettant en place un comité consultatif des jeunes, en créant un plan d’action contre le cyberharcèlement, …
Renforcer notre modèle social de marché, pour garantir une transition équitable pour tous.
Lutter contre les inégalités, les disparités régionales et la discrimination, en luttant contre la crise du logement, en s’attaquant aux causes profondes de l’évolution démographique, en s’interessant aux causes profondes de la pauvreté au moyen de la toute première stratégie de l’UE de lutte contre la pauvreté.
PRÉSERVER NOTRE QUALITÉ DE VIE : SÉCURITÉ, ALIMENTAIRE, EAU ET NATURE
La qualité de vie des Européens dépend d’un approvisionnement sûr et abordable en denrées alimentaires locales de qualité. L’UE bénéficie des denrées alimentaires les plus saines et les plus qualitatives au monde, grâce à aux exploitations agricoles et au secteur agroalimentaire au sens large.
La Commission européenne s’emploie à garantir que l’agriculture européenne soit durable et compétitive. Également, la protection du monde naturel, essentiel pour réguler notre climat et garantir la sécurité alimentaire et hydrique, est une priorité.
Cette priorité se décline en deux objectifs :
Mettre en place une agriculture et un système alimentaire compétitifs et résilients et préserver la biodiversité, pour soutenir les agriculteurs et préserver une alimentation saine. Elle entend notamment soutenir les exploitations familiales, récompenser les agriculteurs qui travaillent dans le respect de la nature, soutenir la compétitivité de notre chaîne de valeur alimentaire au moyen d’investissements et d’innovations, proposer un pacte européen pour les océans qui stimule l’économie bleue et garantit la durabilité de nos océans.
Adapter l’UE et se préparer au changement climatique, pour que les européens se tiennent prêt à aider les personnes touchées.
PROTÉGER NOTRE DÉMOCRATIE, DÉFENDRE NOS VALEURS
Notre démocratie européenne et nos valeurs, dont découlent nos droits et libertés, sont décisives pour l’avenir de l’Europe dans un monde fracturé. Face aux menaces croissantes d’acteurs internes et étrangers, la Commission agit pour rendre les démocraties européennes plus résilientes et mieux préparées.
Pour y parvenir, la Commission met en place un bouclier européen de la démocratie, luttant contre la désinformation et les ingérences étrangères. Elle renforce l’éducation au numérique et aux médias, développe un réseau européen de vérificateurs de faits et veille à l’application des règles européennes encadrant les plateformes en ligne et l’intelligence artificielle (IA). Elle se charge également de protéger l’intégrité des élections et le débat démocratique.
La Commission renforce l’État de droit en consolidant son suivi partout dans l’UE, en soutenant la lutte contre la corruption et en conditionnant l’accès aux fonds européens au respect des règles européennes. Elle protège aussi la liberté des médias et journalistes indépendants.
Enfin, elle place les citoyens au cœur de la démocratie, en donnant davantage de place à leurs recommandations dans l’élaboration des politiques européennes, en renforçant le dialogue avec la société civile et en développant son réseau de conseillers locaux.
Cette priorité se décline en trois objectifs :
Protéger et défendre la démocratie, et accroître la résilience et la préparation de la société ;
Renforcer l’état de droit, pour une société équitable et performante ;
Défendre l’engagement et la participation civiques, pour placer les idées des citoyens au cœur de l’élaboration des politiques.
L'EUROPE DANS LE MONDE : USER DE NOTRE PUISSANCE ET DE NOS PUISSANCE ET DE NOS PARTENARIATS
Face à un monde plus instable, marqué par la guerre en Ukraine, le conflit à Gaza, la montée des régimes autoritaires et la concurrence économique accrue, la Commission européenne renforce ses actions afin de défendre les intérêts, les valeurs et la sécurité de l’Union européenne. La Commission européenne œuvre à promouvoir un ordre international fondé sur des règles et à renforcer le rôle des institutions internationales.
Ainsi, la Commission fait de l’élargissement un impératif géopolitique : elle soutient les pays candidats dans leurs réformes et leurs investissements, tout en veillant au respect des critères d’adhésion, notamment relatifs à l’état de droit et aux valeurs fondamentales.
Également, elle renforce les relations avec les pays de Méditerranée et du Moyen Orient, afin d’agir pour la paix et de renforcer la stabilité dans ces régions.
Sur le plan économique, la Commission cherche à stimuler la compétitivité au sein de l’UE, tout en renforçant la sécurité économique. Pour cela, elle investit en faveur de la recherche dans des technologies stratégiques, tout en renforçant et diversifiant ses partenariats commerciaux à travers le monde.
Enfin, sur le plan international, l’Europe joue un rôle de premier plan dans la réforme du système international, en participant activement aux sommets internationaux, et en travaillant avec ses partenaires pour adapter les institutions multilatérales aux enjeux actuels.
Cette priorité se décline en quatre objectifs :
Élargir l’Union européenne, pour accroître notre influence sur la scène mondiale ;
Mettre l’accent sur notre voisinage élargi pour promouvoir la paix, les partenariats et la stabilité économique ;
Mener une nouvelle politique étrangère économique pour renforcer notre prospérité, notre puissance commerciale et nos partenariats mutuellement bénéfiques ;
Réformer le système international, pour l’adapter au monde d’aujourd’hui.
ATTEINDRE LES OBJECTIFS ENSEMBLE ET PRÉPARER NOTRE UNION POUR L'AVENIR
Pour poursuivre la modernisation de l’Union européenne, la Commission européenne met l’accent sur la mise en œuvre, les investissements et les réformes afin de se préparer à l’avenir.
Pour cela, elle agit pour un budget européen plus simple et efficace afin d’allouer des fonds aux domaines stratégiques et aux priorités communes aux États. La Commission modernise les recettes du budget, mobilise davantage de financements nationaux et privés, et veille à ce que les fonds européens soient utilisés dans le respect de l’état de droit. Elle rend également le financement de l’action extérieure plus ciblé et conforme aux intérêts stratégiques de l’UE.
Pour garantir le bon fonctionnement de l’UE face aux défis à venir et aux futurs élargissements, la Commission souhaite réformer le système européen. Elle tient à améliorer la légitimité démocratique de l’UE, en tenant compte de la voix des citoyens européens. Elle soutient également les modifications des traités qui peuvent améliorer l’Union, et souhaite renforcer la capacité d’action de l’Europe via de nouveaux systèmes et processus décisionnels.
Enfin, la Commission renforce son partenariat avec le Parlement européen, en développant le dialogue, la coopération et la transparence afin d’obtenir ensemble des résultats plus efficaces.
Cette priorité se décline en trois objectifs :
Un nouveau budget à la hauteur de nos ambitions, pour utiliser au mieux notre capacité financière
Un programme ambitieux de réformes pour l’Europe, pour garantir le bon fonctionnement d’une Union élargie
Un partenariat renforcé avec le Parlement européen, pour obtenir des résultats plus efficaces ensemble